Né le 15 Janvier 1969 à Saint-Étienne France .
Les graffeurs sont aussi différents que les graffs le sont dans leur contenu: message politique, commémoratif, contestataire, ou simple expression graphique. Particulièrement actifs aujourd'hui, ils rivalisent de talent, de technique, de style, diversifiant le champs de leurs investigations du simple graffiti linguistique "sauvage" à des formes très sophistiquées de représentation figurative.
Le support lui-même, aujourd'hui prend des orientations différentes afin de rentrer dans les musées et les galeries. La fonction sociale du graffiti, qui met l'art à la fois à la portée d'artistes multiples et sous le regard de publics très diversifiés, rend cet art particulièrement populaire et très proche de l'art primitif et de l'art brut. Si l'on admet fréquemment que son origine remonte symboliquement à la préhistoire, il se développe couramment pendant toute l'antiquité. Cependant, il a fallu attendre que les peintres s'en rapprochent par le biais de Dubuffet ou Giacometti (dont les œuvres rappellent l'ambiance des graffitis), et de la peinture abstraite faite de superpositions, de striations, pour trouver la première appréciation des qualités esthétiques des graffitis dans l'œuvre photographique de Brassai. Picasso, Cocteau, Apollinaire ne s'y sont pas trompés, s'inspirant de bon nombre de graffitis figuratifs. Il faut remarquer que les graffitis sont une des rares expressions qui combine le mot, la représentation graphique et le signe abstrait. Des années 70 à 80, le mouvement graphiste envahit les rues de New-York, et l'on remarque Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, Kenny Scharf, affrontant les contraintes et libertés du graff: travailler vite tout en s'efforçant de faire passer une émotion esthétique.
La façon dont l'homme manipule la matière du monde a toujours représenté une manière de le penser.